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Il montre donc plusieurs variantes du t, suggère qu’on peut l’écrire n’importe comment, la seule condition, c’est qu’il ne ressemble pas aux autres lettres de l’alphabet.
Vous pouvez écrire les lettres comme vous voulez, du moment qu’on ne les confond pas. Si vous vous rappelez les moments où vous avez mis au point votre graphie, c’est une question qui s’est posée
d’elle-même. Vous avez une notion d’arbitraire, il répète le mot, qui s’impose. Le choix des signes est arbitraire, ils ne correspondent pas aux sons, ils s’écrivent n’importe comment donc, leur
valeur - là on entre en plein dans le structuralisme - leur seule valeur, c’est par un rapport d’opposition et de différence qu’ils la prennent. Vous avez, au niveau diachronique, toute une
historicité, sans origine, on l’a vue, et au niveau synchronique, l’arbitraire des signes qui ne fonctionnent qu’à se différencier les uns par rapport aux autres dans la chaîne. Alors, c’est
énorme comme mécanisme de pensée, ça a désespéré l’humanité, franchement, ça l’a complètement abattue, mais la conception en termes de rapports différentiels et de combinatoires, elle est
exquise. Et je reviens dessus, non pas pour expliquer le structuralisme, je ne suis pas historien, je m’en fous, tout le monde sait ce que c’est, mais parce qu’il faut en faire quelque chose, car
c’est un truc qui est resté quand même sacrément impraticable jusqu’à ce qu’on en arrive aux conceptions, par exemple, de recodage et d’axiomatiques capitalistes de Deleuze et
Guattari.