Si vous voulez me faire croire à l’amour, je ne comprends pas pourquoi c’est si difficile pour
vous de me montrer un exemple.
Je n’ai pas de problème avec l’anarchie. Je ne suis pas du genre à avoir froid aux yeux.
Je ne sais toujours pas si la propension que certaines personnes ont à me tirer dessus vient du fait que je suis censé être tellement fort que j’encaisse les
coups, qu’elles me prennent pour leur père freudien, qu’elles sont sans pitié, pour les autres, pour elles ou qu'elles ont un désir masochiste d'aller là où ça rembarre.
Je ne sais pas non plus combien de temps il leur faut pour voir qu’elles se battent toutes seules parce qu’il y a longtemps que je suis parti.
Vous avez déjà vu un boxeur s’échauffer sans punching-ball, les poings serrés qui attaquent le vide, la haine du regard face à des fantômes, la folie totale,
la même que celle de quelqu’un qui parle tout seul ?
On peut dire que ces personnes, je les prends pour des folles. On peut dire ça. C’est ce qui fait que je suis déjà parti donc.
Je ne vous expliquerai jamais ce que c’est le calme, parce que vous pouvez le lire dans mes yeux.
Je ne vous apprendrai pas à lire non plus.
Ce n’est pas dit que ça isole forcément, le genre de travail que j’entreprends.
Ce n’est pas dit non plus que ça rende fou. Définissez la folie pour voir.
Je fais sortir les diables des boîtes. Je ne me préoccupe pas de savoir s’ils ont le sourire aux lèvres.
Je fais jaillir les trucs.
Je fais sortir l’eau de la terre aussi.
Je boirai le sang des personnes qui pillent l’eau que j’ai trouvée.
A ce moment précis, vous lirez la survie dans mes yeux.
Vous pouvez aller vous faire foutre.