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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 22:10

A 00:08, je me suis amusé en écoutant les "projets" de la droite nationale de Villiers ou Dupont-Aignan, à remarquer qu'il ne lui venait plus à l'idée de quitter l'Europe, mais déjà, presque, de la renforcer.

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 15:23

A 17:00, en entendant la déclaration fracassante de Lars von Trier affirmant qu'il est "le meilleur réalisateur du monde" et la surprise qu'elle pouvait susciter, je me suis étonné qu'on ne soit pas plus habitué à cette sorte d'effronterie qu'il faut avoir pour se donner du courage dans cette société.
A 17:01, je me suis dit que Lars von Trier était plus jeune que je ne pensais.

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 11:29

A 13:04, en regardant cet homme se livrer à l’activité dans laquelle il excèle, la danse, son niveau de concentration qui fait que ce qui aurait l’air d’un délire masturbatoire chez n’importe qui d’autre relève de quelque chose comme une exultation ; cette fluidité qui élève une précision, souvent si tendue ailleurs, au rang de prouesse ; et surtout ce sens inouï de la dramaturgie, de ses paroxysmes et de ses cliffhangers, je me suis dit que Michael Jackson était un peintre qui procède par jaillissements et par touches.

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 21:02

A 22:58, j'ai lu ça : "Quand la nature devient plus exubérante, elle peut faire peur" .

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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 18:33
A 20:06, j'ai écouté cette intervention dégainée, comme on dit d'un câble, dégainé, dénudé, assez honnête sur le ridicule de la dimension scolaire et récitative de la politique.
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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 01:02

A 2:51, en lisant ça, j'ai continué de me demander pourquoi personne n'avait eu l'idée d'organiser des conseils qui accompagneraient des gens désemparés face à la machine médicale comme on organise le métier d'avocat face à la Justice.

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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 14:55

A 15:56, j'ai dit : "oh je crois que tout le monde a du talent, au départ ces trucs-là c'est simple, les gens chantent, dansent, tout le monde fait ça, ça vient tout seul,  c'est comme marcher ou parler, après il se trouve que c'est accaparé par quelques personnes qui usurpent le privilège de créer, qui ne chantent, ni ne dansent plus comme ça leur vient d'ailleurs..."

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 17:14

A 18:17, je me suis dit que le réflexe panurgique des médias de se mettre à tous parler de la même chose avait deux conséquences étranges : d'abord, d'un point de vue marketing, faire que tous les journaux se ressemblent désespérément, ensuite, d'un point de vue journalistique, faire que tous les journaux publient plus de rumeurs que leurs propres contre-enquêtes.

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 02:23

A 01:25, je me suis amusé à comparer les retraits de certains, nommés à des postes ministériels aux Etats-Unis, comme Tom Daschle qui avait pourtant remboursé ses dettes, mais qui craignait que la polémique fasse "distraction" ou la transparence dont a dû faire preuve Hillary Clinton, amenée à rendre publique une liste de plus de 200 000 donateurs de la fondation de son mari pour lever le doute sur de possibles conflits d'intérêts, ou encore la double enquête à l'endroit de Sarah Palin, soupçonnée d'abus de pouvoir pour avoir renvoyé un responsable de l'administration policière, avec les soupçons de conflits d'intérêts portés sur Bernard Kouchner ou les différents limogeages que s'est permis Nicolas Sarkozy...

A 1:26, je me suis dit que la différence de culture entre des sortes de protestants qui ne pardonnent rien et d'autres issus d'un catholicisme qui pardonne n'importe quoi, brûle quand même mais pardonne, devait jouer, certes, mais j'ai surtout pensé que les américains pouvaient se permettre d'être plus scrupuleux parce qu'ils étaient assez nombreux pour avoir le choix.

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 02:06

 


A quel point la façon dont est organisée cette société, son économie, son rapport au travail, aux gens, ce détournement ahurissant de talents, d’intelligences, d’énergies, de temps, ce vol scandaleux et ignoble de vies, me répugnent et m’écœurent, je suppose que je ne m’y ferai jamais.

  Je ne souhaite à personne d’exercer un métier dans cette société, parce que ça ne peut pas être autre chose qu’une malédiction, une vie de chien. Parce que c’est âpre, impossible et sans pitié. Parce que ça fabrique une société de gens hagards, épuisés, désemparés, frustrés, malheureux et féroces. Et personne n’est plus malin que les autres, ce n’est pas vrai.

  Je veux dire deux choses, je ne les dis pas souvent, je préfère consacrer mon énergie à construire ma vie loin de cette fureur, mais je les porte en moi de toutes mes forces :

d’abord je veux rappeler qu’une vie, ce n’est pas quelque chose d’indéfini, que c’est précieux parce que ce n’est pas indéfini, précisément, que ça s’arrête, et que préoccuper son temps, son énergie et son talent à des questions de vanité et de confort, se flatter de se soumettre à une organisation qui vous fait la vie impossible, qui vous confisque la possibilité de regarder le soleil se coucher, de respirer l’odeur de l’herbe, de faire l’amour, de rire, de voir les gens que vous aimez vivre, de faire comme il vous chante, qui vous tue à la tâche, une tâche qui ne sert à rien, qui ne vous est rien, qui ne vaut rien, rien d’autre qu’une valeur de confort, c’est une insulte à la vie, c’est l’obscénité la plus cruelle du monde ;

ensuite, je ne suis pas idéaliste, je suis concret, pragmatique, une société qui épuise ses membres, qui ne leur laisse pas le temps d’affirmer leurs talents, leurs goûts, leurs humeurs, qui les force et les accule, qui les abrutit avec des préoccupations qui ne sont pas les leurs, et qui leur laisse les miettes de leurs propres vies, la peau, le chagrin, une fois qu’ils sont passés à côté de tout, est une société qui se prive de ses forces, de ses talents, de ses inventivités, de ses intelligences, une société qui ne se laisse pas surprendre et dépasser, et une société qui ne peut pas être viable.
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