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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 23:02
A Oh35, j'ai froncé les sourcils en lisant qu'un avocat était poursuivi pour avoir "diffamer" la ministre de la justice, Rachida Dati, au cours d'une plaidoierie. Ces poursuites, dont le motif ne serait que ridicule et comique pour des personnes moins susceptibles, remettent en cause la liberté de parole au cours de l'audience et viennent s'ajouter à une liste écoeurante d'un gouvernement si procédurier qu'il en est vulgaire et infantile. Quelques exemples : ici, ou encore .
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Published by claude pérès - dans En Ville (Politique)
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3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 05:53
Il y a quelque chose d'assez étrange, pour quelqu'un que les détails de la vie privée des autres ennuient, à voir les médias, à commencer par ceux "sérieux", se régaler avec des choses qui ne sont quand même jamais que des ragots. Ce qui est étonnant là-dedans, c'est la marche implacable et sûre d'un truc incroyablement réactionnaire et normalisateur.

Ce n'est pas seulement  que l'on sache que tel (John Edwards) a trompé sa femme avec telle, ni même que l'on sache quand et encore comment, ni que la fille de telle autre (Sarah Palin) soit enceinte avant d'être mariée ou que son mari a conduit en état d'îvresse à 22 ans, ce n'est pas seulement qu'il y ait des gens pour éplucher les biographies, enqueter, révéler ou fabriquer les "scandales", ou d'autres pour les acheter, des "amis" pour se faire payer leurs confidences et leurs témoignages et marchander leur trahison, bref un système entier qui s'organise autour de choses terriblement sordides, ça, j'imagine que ça pourrait être drôle. C'est surtout ce que ça révèle de ce qui est demandé à un candidat à la présidence des Etats-Unis, qui n'a absolument rien à voir avec l'exercice de ses fonctions : répondre et correspondre à des valeurs morales archaïques.

Alors on dira que ce qui condamne la carrière de John Edwards, ce n'est pas son aventure, mais le fait qu'il ait menti. Certes. La subtilité du raisonnement amuse, qui ne voit pas que s'il avait menti sur le fait de porter ou non des chaussettes, sa carrière poursuivrait son bon déroulement. Ou on dira encore que la gravité des frasques de l'entourage de Sarah Palin tient plus de ce qu'elles révèlent du manque de sérieux de l'équipe de McCain, qui n'a pas assez épluché son dossier avant de la choisir comme co-listière, sans tenir compte du fait que ces frasques ne nous regardent absolument pas.

Car c'est bien le fait que des candidats soient attendus au tournant de leurs valeurs morales qui m'étonne. C'est bien le fait que ce ne sont pas des hommes ou des femmes amenés à gérer des affaires qui se présentent, mais des familles entières qui se livrent pour rassurer sur la probité d'un candidat. C'est bien ce curieux mélange qui veut que soient tout autant questionnés le programme, que les valeurs de l'homme, sa morale et sa foi.

Qui se présente à cette élection ? Qu'est-ce qu'il présente ? A qui le présente-t-il ? Sont forcément les questions qu'on se posait à voir Michelle Obama rentrer autant dans le détail lors de son discours à la convention démocrate, allant jusqu'à raconter comment son mari l'a draguée, pour donner une image de bons et parfaits petits bourgeois hétéros blancs et rassurer l'Amérique.

Que, parfois, des gens peinent à faire croire qu'ils correspondent au modèle du fils-mari-père parfait, qu'un détail de leurs vies trahisse l'impossibilité de se soumettre entièrement à de telles valeurs, c'est certainement la moindre des choses. Que ces valeurs et ces attentes ne soient pas pour autant remises en cause, c'est ce qui est forcément étonnant et inhumain.
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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 14:04
A 4h40, j'ai pensé : certes il y a un homme qui est forcément devenu complètement fou devant la baudruche qu'il représente dans le regard des autres, certes il y a un homme qui entend se livrer à un tour de passe-passe en confisquant le pouvoir d'un peuple, dont l'expression ne se résume plus qu'à des applaudissements bêtes et maniaques, mais il faudrait être cynique et bouder son plaisir pour ne pas savourer ce discours de Barack Obama, qui avale toutes les techniques oratoires avec virtuosité ; calme son goût pour le lyrisme, pour se faire un peu plus précis, un peu plus concret ; rassemble tous les mots d'ordre et autres argumentaires entendus ces derniers jours (le patriotisme de John Kerry, les attaques contre McCaine de Joe Biden et autres, etc.) et parvient à leur donner plus d'ampleur, plus d'impact ; utilise l'anaphore dans ce qu'elle a de montée en puissance ; et retourne le recours à la touche de vécu, en allant chercher les anecdotes dans son propre parcours pour souligner sa motivation.
Il y a quelque chose de complètement aliéné à, à ce point-là, faire ce que l'on atend de vous et avec autant de talent, mais c'est aussi très beau.
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28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 13:51
A 4h04, devant la succession interminable de tous ces discours, tous fabriqués sur le même schéma, je me suis dit qu'il y a quelque chose d'éminemment conservateur à respecter aussi rigoureusement, et avec si peu d'inventivité, les mêmes règles.
A 5h03, l'aspect variations ou exercices de style du discours politicien, le martèlement des mêmes slogans, le recours épuisé à l'anaphore, le saupoudrage cynique de touches de vécues, récupérées dans les vraies vies des vraies gens, m'a écoeuré.
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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 19:48

A 04h00, j'ai remarqué que le 2e jour de la convention démocrate rerouvait des allures plus politiciennes... Je l'ai noté à ce quelque chose que l'on retrouve dans toutes les réunions de tous les partis du monde, qu'ils soient démocratiques ou dictatoriaux, la répétition compulsive des mots d'ordre. Ainsi, par exemple, a-t-on vu des dizaines de personnes se succéder pour toutes finir par dire à un moment "McCaine more of the same", message marketing appuyé par les pancartes agitées par l'auditoire, qui semble être terriblement organisé pour soulever les bonnes pancartes au bon moment.
A 05h00, j'ai donc savouré le talent d'Hillary Clinton dans ce qui n'est jamais qu'un exercice de style incontournable dans une carrière politique.
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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 17:01
  C’est parfaitement impossible pour moi, sans même émettre un commentaire, ne serait-ce qu’avoir une pensée quelconque sur ce premier jour de la convention démocrate qui s’est déroulé hier, tellement la chose que j’ai eue sous les yeux m’a sidéré. Je ne pense pas : je suis ahuri. Je ne distingue pas la moindre brèche, aucune ouverture d’aucune sorte dans laquelle infiltrer ma pensée. Je ne comprends aucun des événements qui se sont succédés, je ne vois même pas de quoi il peut bien s’agir. Qu’est-ce qui leur prenait à ces gens, de quoi parlaient-ils, si ce qu’ils faisaient correspondait pour eux à l’activité de parler, ou simplement que faisaient-ils donc ? Qu’est-ce qui les amenait là et qu’est-ce qui les faisait rester ainsi, crier, pleurnicher, s’agiter de tous leurs nerfs ?

  Etait-ce le séminaire annuel d’une secte ?, une cérémonie de remise de prix couronnant quelques obscures performances ?, un congrès national des meilleurs vendeurs de boîtes en plastiques du pays ? une réunion d’alcooliques anonymes ou d’obsédés sexuels ou d’une inconvenance quelconque ?, une opération de propagande à la gloire d’un dictateur d’un pays lointain ? Etait-ce réel ? Ces participants ont-ils des vies ? Mangent-ils des aliments solides ? Dorment-ils au moins quelques heures par jour ? Ont-ils encore des corps ?

  Je ne sais pas. Je ne pense rien. Je ne comprends pas. Je ne sais pas du tout à quoi j’ai assisté. Et ce ne sont pas ces discours fondant un humain comme un personnage de conte de fées ; ces déclarations vomissant leurs émotions inconséquentes ; ces illusions et ces rêves d’immortalité ; ces larmes et ces cris délirants ; cette utilisation morbide de l’intimité ; et ce prêchi-prêcha ahuri à la fin de cette sorte de prêtre qui vient mélanger la politique à la religion, récupérer l’un et l’autre pour asseoir son message prosélyte et ce dans le silence du recueillement maniaque de la foule qui ne trouve rien d’autre à faire que prier, qui puissent me venir en aide et m’apporter la moindre clef pour y voir plus clair. Je ne sais décidément pas de quoi il peut bien s’agir.

  Peut-être, s’agissait-il d’une réunion d’obèses émotionnels anonymes, c’est-à-dire de gens rendus handicapés par la surconsommation affective, des corps béants animés par des émotions consommables, qui ne correspondent plus du tout à rien.

  Une chose est sûre : il ne pouvait être question d’un homme qui présente un projet précis et clair de gestion d’un pays, ni de personnes venues entendre et discuter ce projet, le contester ou le faire leur, ça, aussi confus que cet événement me rende, je suis presque certain que ni cet homme ni ces gens n’ont quoi que ce soit à faire avec la gestion ou l’organisation de quoi que ce soit et je crois pouvoir dire, après avoir vu ce spectacle, que c’est tant mieux.
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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 19:04
A 14h30, samedi, je recevais, comme tout le monde, ça :

en me demandant pourquoi personne ne posait la question de savoir qui avait organisé la visite de Joe Biden en Géorgie : lui pour se mettre dans la course à la vice-présidence, qu'il refusait il y a encore 3 semaines ? ; l'équipe d'Obama pour lancer les deux semaines de spéculations hystériques qui ont suivies ? ; un hasard dû à la charge de Biden au Sénat à la commission des affaires étrangères ?

Par ailleurs, je serais curieux de savoir qui a fourni la seule et unique biographie de Joe Biden que nous rabâchent tous les médias américains ce week-end, qui souligne avec insistance les points les plus pertinents pour appuyer le choix d'Obama : la tragédie de son parcours qui suscite forcément l'empathie ; son ancrage chez les cols bleus qui répond à la volonté affichée de son colistier de changer Washington ; son expérience diplomatique qui pallie les faiblesses du nominé démocrate ; son caractère entier pour contrer enfin MacCaine...
Est-ce l'homme qui est bien choisi ou sa biographie qui est bien écrite ?

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 12:19

A 14h21, je note que les subtilités du verbiage politicien des candidats qui se sont tous les deux déclarés contre le mariage entre personnes du même sexe et aussi pour que chaque Etat reste libre de légiférer, McCaine mettant en avant son opposition, Obama la tempérant tant bien que mal, ont réussi à duper le journaliste du Monde qui résume leur forum sur la "foi", qui croit entendre une divergence d'opinions.

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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 21:32
  Ce n’est pas tant qu’avec ces mémos et autres courriels de l’équipe de campagne d’Hillary Clinton, que le mensuel The Alantic s’est procurés, on se glisse avec curiosité et en catimini dans un affairement de cuisine, ça alors, on s’en fiche, mais c’est de voir sous ses yeux tout à coup prendre forme ce sentiment confus que l’on avait jusque-là : son incapacité à prendre des décisions que ce journal épingle : « Par dessus tout, cette ironie émerge : Clinton a concouru sur la base de ses compétences en management, sa capacité, comme elle aime le formuler, à ‘faire le travail dès le 1er jour’. En fait, elle ne s’est jamais comportée en chef et sa propre équipe s’est avérée être son talon d’Achille ».

  Mais au-delà de l’analyse minutieuse auquel se livre le journaliste, suivant les contradictions, les rapports de forces au sein de cette équipe férocement divisée de conseillers que personne ne départage, hormis une fois – au sujet de la décision de diffuser ou non la fameuse publicité sur le coup de téléphone à 3h00 du matin –, et ce n’est d’ailleurs pas Hillary mais Bill qui tranche, bien au-delà de cette analyse après coup, qui fait parfois parler des notes à la lumière de la défaite, prouvant qu’un « a posteriori » peut aussi être un sacré a priori, il est un tout autre questionnement que m’inspire la lecture de ces mémos volés...

  Que cette profusion d’idées que recèlent ces notes contournent toutes délicieusement la Politique, pour se concentrer sur la communication, c’est sans doute la moindre des choses pour des conseillers en marketing. Que la politique soit un spectacle comme le cinéma ou la télé réalité, c’est quelque chose qui n’est que pour choquer les puristes extrémistes, dont la nostalgie leur fait oublier l’immensité de l’ennui et de la vanité des débats qui refont le monde. Les puristes continueront de mourir d’ennui si ça leur chante, le problème n’est pas là. Ce qui me paraît merveilleux dans cette crise de positionnement, c’est ce qu’elle révèle du malaise du rapport d’Hillary Clinton à sa parole.

  Car si cette équipe se querelle quant au meilleur positionnement à adopter, c’est bien qu’il n’y a aucun positionnement évident, nécessaire, naturel qui s’impose. Et c’est bien cette confusion que l’on sentait, à voir ainsi Hillary Clinton tâtonner entre la carte des émotions et celle de l’autorité, qu'elle jouait en attaquant fermement Barack Obama au cours de leur dernier débat par exemple. Ce à quoi on assiste donc en parcourant ces quelques notes, depuis l’élaboration naïve d’une image qui commence dès avant 2006, où Mark Penn prend Margaret Thatcher comme point de référence fantasmatique, jusqu’aux doutes qui envahissent l’équipe quant au choix du message unique et clair à adopter, c’est au dégonflement, à l’aspiration totale d’une parole par elle-même, à sa rétractation folle et à sa tétanie. Ce qu’on ne sait pas, ce qu’on ne peut pas savoir, c’est si la parole d’Hillary Clinton aura été durant cette campagne, un bégaiement, où la pensée fuse et bute sur la lenteur et la pauvreté de la communication, ou un silence confus, embrouillé ou embarrassé qui rend une parole dont elle ne sait que faire. Avait-elle trop à dire ou parlait-elle pour parler ?

  Quoiqu’il en soit, ce qui est parfaitement beau à voir dans ces échanges de notes, au-delà d’un problème de management et au-delà d’un déficit de stratégie de communication, c’est tout à coup quelqu’un qui bute contre des règles complètement arbitraires comme toutes les normes, où il se fait par exemple qu’à un moment celui qui sera élu à la tête d’un pays sera le meilleur vendeur de savon.
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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 23:36

  C’est très délicat cette histoire de Jeux Olympiques à Pékin, parce vous avez d’un côté un régime très bizarre, quelque chose comme une énorme dictature et puis de l’autre des sortes d’activistes hystériques infatués par leur assurance aveugle de « faire le bien » ou des gens complètement racistes, quelques fois les mêmes d’ailleurs. Face à une Chine qui cultive sa honte d’avoir été envahie par l’Occident, vous avez des occidentaux coupables et impuissants, tiraillés de toutes parts.

  C’est parfaitement merveilleux comme imbroglio, ça se lit à tous les niveaux, ça se retourne dans tous les sens, c’est délicieusement insoluble, c’est tout simplement un casse-tête où se croisent toutes sortes d’intérêts. Que tout le monde ait, en plus, un avis là-dessus, c’est peut-être ce qu’il y a de plus charmant. Je crois vraiment qu’il faut prendre tout ça comme c’est, pêle-mêle : un occident sur le déclin avec des fonds souverains chinois qui financent l’endettement américain ; des entreprises américaines qui jouent le jeu de la dictature chinoise pour conquérir des marchés (
Google et Msn s’autocensurent et Yahoo a permis l’arrestation d’un dissident condamné à 10 ans de prison) ; des chefs d’États qui se livrent à toutes sortes de courbettes (les erreurs de communication du Président Sarkozy ne lui ont d’ailleurs pas facilité la tâche, là où Gordon Brown et surtout Angela Merkel se sont montrés plus habiles) ; un monde sportif de plus en plus soucieux de ses intérêts économiques avec une organisation mafieuse, le C.I.O. à sa tête ; un devoir « moral » de lutter pour les droits humains partout dans le monde et le danger prosélyte et égocentrique qui va avec…

  Alors je n’ai évidemment aucun avis sur la question, fallait-il boycotter la cérémonie d’ouverture de ces Jeux ?  Faut-il imposer par la force des valeurs que nous ne respectons même pas en Occident ? Faut-il se pincer le nez pour faire comme si l’argent n’avait pas d’odeur ? Peut-on mépriser « ¼ de l’humanité » ? Peu-on ne pas tirer profit du marché que constitue ¼ de l’humanité ? Peut-on mépriser ¼ de l’humanité en traitant avec ceux qui le privent de liberté ? Peut-on méconnaître une culture si dense, si riche ? Peut-on blesser un peuple si fier ? Peu-on laisser ce peuple en proie à cette dictature et livré à l’âpreté féroce de la dérégulation économique ? Je ne sais pas. Je reste très loin d’être convaincu par les alternatives et les solutions toutes trouvées des uns et des autres.

  Mais il est quelque chose dont je suis sûr, quelque chose qui me fait frissonner chaque fois que je le rencontre et qui se trouve dans
ces 8 minutes de différé dans la diffusion des Jeux à la télévision chinoise ; dans cette censure des médias et de l’Internet ; dans cette parole des passants qui répètent machinalement celle officielle, quitte à dire les pires énormités : que Pékin n’est pas pollué, que les tibétains sont des « activistes », que la Chine est « formidable » ; dans cette cérémonie d’ouverture aveuglément à la gloire d’un Régime ; dans cette mise au pas de tout un peuple intoxiqué et abruti
; et ce quelque chose, on le reconnaît en Europe pour l’avoir déjà vécu, c’est la peur. La même que celle des peuples d’Europe de l’Est, il n’y a pas si longtemps. La peur, celle d’être écouté, dénoncé, exilé ; cette peur qui hante encore, toujours, la pensée d’un Roumain, d’un Allemand de l’Est ou d’un Croate ; cette peur, que vous pouvez entendre dans la parole des Chinois qui s’expriment en ce moment, que vous pouvez lire dans leurs yeux, sentir dans leur sueur. La vigilance, le qui-vive, la terreur.

  Vous ne me ferez pas croire que cette peur-là ne vous porte pas au cœur.
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