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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 10:00
A 15h02, en regardant ce magnifique film qu'est Persécution, je me suis amusé de ce paradoxe qui veut que Chéreau utilise le cinéma classique dans lequel il contrôle tout, sans que ça ait l'air de lui venir à l'idée qu'il pourrait faire autrement, pour parler de l'impuissance d'un personnage qui veut tout contrôler...
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Published by claude pérès - dans Cinéma
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 06:03

A 7:01, j'ai ricané en regardant Yann Arthus-Bertand expliquer comme il était favorable à la décroissance, alors qu'il venait de faire un film dont le hic n'était même pas qu'il soit financé par un grand groupe, mais qu'il soit fabriqué dans la logique du cinéma industriel : un film qui a recours aux procédés de l'industrie (le gaspillage de millions d"euros, d'hélicoptères et que sais-je..., la division rationnelle du travail, la soumission aux idéaux...), sans chercher à les remettre en cause ou inventer autre chose, qui en fait même l'éloge, pour nous expliquer que l'industrie, quand même, ce n'est pas bien... là où d'autres, Alain Cavalier par exemple, font du cinéma décroissant sans en faire toute une histoire...

Voir par exemple à la 37e minute :

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 07:39

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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 14:39

Le Grand Bazart fête son 40e numéro et rediffuse "Manqué" pour l'occasion ici.

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Published by claude pérès - dans Cinéma
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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 12:00

A 12:14, à la question "est-ce que ça sert à quelque chose d'avoir vu un film d'Hitchcock ?", j'ai répondu : "eh bien regarde, ce truc qu'il fait dans Psychose de mener le spectateur en bateau en lui parlant de complètement autre chose, une histoire de vol... et ce jeu avec les couleurs des sous-vêtements et du sac à main, blancs avant le vol, noirs après... Bon, tu prends Le Mépris de Godard, tu le vois jouer comme ça avec le rouge, le bleu, le blanc... Tu vois ce qu'il est en train de faire... Il fait pareil avec la musique qui agresse son film... Il déconstruit... Là où Hitchcock te berne, Godard te donne des clefs pour ne pas être berné... C'est immense ça, non ?"

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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 14:38

A 15h20, j'ai ri en regardant ce montage qui recoupe les paresseuses réutilisations d'animations de films Disney en films Disney...

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Published by claude pérès - dans Cinéma
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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 18:29
  Il n’empêche que je n’arrive toujours pas à comprendre qu’on fasse encore des films, appelons ça classiques, traditionnels, industriels, peu importe, comme je ne comprends pas qu’il y ait toujours des aristocrates ou des prêtres ou des gens pour écrire des romans ou faire de la danse classique.
  Je ne serai pas agressif, je ne me sens pas assez concerné et précisément, je ne comprends pas que les gens qui font ou qui vont voir ces films se sentent concernés, parce que je ne vois pas à quoi ça correspond maintenant, actuellement, tout de suite, dans la réalité. Qu’on aime l’archéologie, oui, bien sûr, il y a de quoi être fasciné même, mais ça ne donne l’idée à personne de fabriquer à l’heure d’aujourd’hui des fossiles. Le cinéma industriel produit des fossiles. Parfois de très jolis fossiles, aussi agréables à regarder qu’une prouesse de patinage artistique ou qu’une virtuosité de gymnastique rythmique, des fossiles époustouflants techniquement, mais sans aucune conséquence, parce qu’ils parlent de quelque chose qui  n’existe plus depuis longtemps.
  Il y a un moment où c’est quand même tout le rapport au cinéma qui est louche et suspect, la méthode, la pratique, la forme, le sens… Parce que les réalisateurs ne réalisent pas, ils virtualisent et ils mentent. Je veux dire, et je veux vraiment le dire, que mimer des histoires de vie que la plupart des gens ne connaîtront jamais, c’est fantasmer la réalité, et c’est lui donner tort. Et que toute une équipe se plie à cet objectif délirant, parce que c’est un délire, il faut le dire, de produire un idéal et des images, c’est exactement comme de partir en croisade pour dieu, de se déformer le corps pour la beauté ou de tuer des peuples entiers pour la perfection d’un peuple, oui je dis ça, oui, je sais, mais je le pense. On a réussi à se débarrasser des idéaux, à ne plus se mettre au pas d’un sens supra-individuel imaginaire qui normalisait et justifiait tout là où le cinéma continue d’en fabriquer un et de s’y soumettre. Et quand je vois un être humain, parce que ce n’est jamais qu’un être humain, c’est-à-dire un être ample et complexe, jouer le rôle de producteur, remplir son rôle, chercher à y correspondre, ressembler à l’image qu’on se fait d’un producteur, n’être plus que cette image (je rappelle qu’une image n’a que deux dimensions), ou le réalisateur investir sa mission idéale, ou l’acteur se torturer non pas pour que la caméra capte de lui sa réalité, on ne capte pas la réalité d’un être humain en le mettant dans des conditions virtuelles et délirantes, c’est tellement évident quand même, non, mais pour singer la vie, pour faire le singe ou le chien savant, je me dis que quand même la réalité n’est pas telle pour qu’on la déteste à ce point.
  Le cinéma industriel produit un délire narcissique de petits autres (de a lacaniens), d’images projetées et délirantes de la réalité dont toute la société se rend complice. Et c’est beau et touchant, bien sûr, de voir que les gens ont à ce point-là peur de la réalité qu’ils lui donnent tort, qu’ils se donnent tort, qu’ils partent perdants d’avance, qu’ils partent du principe qu’ils ont déjà échoués et qu’ils se réfugient dans leurs fantasmes, mais ce dont on a peur en fait, c’est de nos fantasmes, ce n’est pas de la réalité, c’est de ce qu’on imagine qu’elle est, ou plutôt de ce qu’on imagine qu’elle n’est pas par rapport à ce qu’on imagine. Le cinéma industriel empêche de se confronter à la réalité parce qu’on a peur d’être déçus, et il participe à la déception que serait la confrontation à la réalité en produisant des images qui ne lui correspondent pas. Pourtant, on pourrait ne pas partir perdants et avoir confiance, ce serait imaginable aussi.
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27 août 2006 7 27 /08 /août /2006 17:21

J’essaie d’être honnête, sincère et juste dans mon travail, j’essaie vraiment, j’essaie autant que je peux. Je veux dire, j’essaie de dire ce pour quoi je prends la parole. J’essaie de ne pas parler d’autre chose, comme, par exemple, raconter une histoire sur des gens que je ne connais pas qui vivent des choses qui ne me sont jamais arrivées. Ça me ferait chier de faire ça. De lire ou de voir ça, ça me fait déjà tellement chier. Je continue à penser que j’aime suffisamment la vie pour ne pas avoir envie d’en détourner mon regard pour voir comment c’est ailleurs. Je continue à être profondément réfractaire aux images et aux illusions, aux mensonges. Vraiment. Je ne pense pas qu’il faille fermer les yeux et faire comme si de rien était en rêvant à des princesses, des dieux, ou je ne sais pas quoi. Si ça ne va pas, on dit que ça ne va pas et on fait mieux, c’est tout. On ne fait pas rien en attendant que ça passe. Voilà, c’est dit. Maintenant, ça ne m’empêche pas d’avoir profondément honte de mon travail, parce que c’est obscène, parce qu’on ne dit pas des choses comme ça, parce qu’on ne se répand pas comme ça, que ça ne se fait pas, que c’est dégueulasse. Et dans la vie, je ne dirais pas ce que je dis dans cette vidéo par exemple, je ne sais même pas si je le penserais. Je ne parlerais pas comme ça déjà, je ne parlerais pas tant que je n’aurais pas un être humain face à moi, et puis je ferai le fort, je fais toujours le fort, c’est-à-dire que je me tiendrais, que je serrerais les dents, et que je ferais comme si j’étais indifférent et que je trancherais dans le vif aussi, sans doute même d’une façon radicale, je fais des choses comme ça. Et dans cette vidéo, pourtant, je dis tout ça, qui ne ressemble à rien, qui est dégueulasse et obscène, et ça ne vient pas de nulle part, c’est moi, n’importe qui peut voir que c’est moi, et c’est ce qui fait que j’ai forcément honte, mais c’est ce qui fait que je le fais quand même, même si ce n’est vraiment pas joli.
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