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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 06:32

Je ne comprends toujours pas les atermoiements des uns et des autres qui s'offusquent là d'un déficit démocratique quant aux votes, ici d'une manipulation perverse qui cliverait un parti en déclin, lors même que rien, décidément rien de spectaculaire n'a eu lieu ces dernières semaines au PS, rien qui mérite plus que quelques lignes, un simple petit bras de fer, une amusante partie de poker en plusieurs étapes :

d'abord les manoeuvres :

Le rassemblement astucieux, qui frise l'entourloupe, par une candidate, Ségolène Royal, de la moitié des forces militantes du PS, celles des bouches du Rhone, qui parvient à en prendre la tête lors même que ces forces mettaient comme condition son retrait. Comment est-elle parvenue à s'imposer dans les derniers jours précédents le congrès de Reims, après avoir dû apposer sa signature en 24e position sur la motion pour n'effrayer personne ? Au prix d'un compromis de placer Vincent Peillon en numéro 2 ?

De son côté, Martine Aubry, partie bien après les autres, avec beaucoup de retard, mais à la tête de l'autre moitié des forces militantes du parti, celles du Nord, qui arrive, par un tour de passe passe diabolique, à faire que Bertrand Delanoë, dont la motion était arrivée pourtant en tête, non seulement ne se présente pas au premier secrétariat et même, Jospin aidant, la soutienne...

 

2e étape, ce coup de bluff terrifiant, qui veut que le camp royal, devant la défaite, s'inquiète subitement de fraudes qui sont pourtant coutumières au PS pour contester l'élection de Martine Aubry. Il faut voir le panache de cette équipe qui se réveille trop tard pour être vraiment crédible. Et le jeu narquois du camp Aubry, qui ne prend pas le risque de contester ces fraudes, mais prend habilement Royal à son propre piège en débusquant des litiges dans le vote royaliste, allant jusqu'à jeter le doute sur les milliers de votes en Guadeloupe...

 

Entre ces étapes : des campagnes, des guerres de nerfs, de la communication, de la mauvaise foi, du bluff. Rien de particulièrement intéressant, mais qui pourtant a suscité des mots, des cris consternés et toute une agitation qui tendrait à prouver qu'il est des gens pour ne pas savoir où dépenser leur énergie.

 

On a eu droit ces derniers temps, entre autres, à la grippe aviaire, au maïs OGM, aux terroristes, aux pédophiles, aux querelles du PS, quelle sera la prochaine marotte ?

 

Après, il se trouve que, d'un point de vue personel, j'ai une certaine curiosité, assez patiente certes, puisqu'elle a au moins 10 ans, à voir ce que ferait Martine Aubry à la tête du PS...


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Published by claude pérès - dans En Ville (Politique)
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