Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 04:11
Ce combat-là, cette chose de s’acharner, cette lutte, cet entêtement délirant, cette obstination aveugle, impitoyable, cette agitation éreintante, la guerre, le massacre, pour si peu.

Pour rien.

Simplement sauver sa peau.

Je voudrais vous dire que vous perdez tout à tout vouloir.

Cette panique, cette terreur affolante.

Je ne sais pas s’il y a un seuil au-delà duquel la vitesse des battements du cœur est telle qu’il s’arrête.

Ce regard fou. Cette rage.

Pour rien.

Il faut vraiment croire qu’un vie, n’importe quelle vie, la vôtre donc, vaut la peine.

C’est au moment précis où vous croyez ça, où vous vous laissez croire ça, que vous arrêtez de vivre.

Pour rien.

Pour vivre.

Et sauver sa peau.

Je vais vous dire, aimer, si c’était quelque chose, ce serait le moment où vous ne sauvez plus rien. Où vous ne vous sauvez plus de rien.

Evidemment que vous ne savez pas ce que c’est.

Ce n’est pas grave.

Ce n’est rien.

Partager cet article

Repost 0
Published by claude pérès - dans Poèmes
commenter cet article

commentaires

Gildas Le Dem 29/10/2008 21:51

Faut qu'on se reparle un jour.J'ai perdu ton tél. Faut dire que j'apprends à tout perdre en ce moment - à nouveau ne plus rien sauver, savourer de ne rien sauver, si un goût, une saveur pareils sont possibles.Bises,G