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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 14:04
A 4h40, j'ai pensé : certes il y a un homme qui est forcément devenu complètement fou devant la baudruche qu'il représente dans le regard des autres, certes il y a un homme qui entend se livrer à un tour de passe-passe en confisquant le pouvoir d'un peuple, dont l'expression ne se résume plus qu'à des applaudissements bêtes et maniaques, mais il faudrait être cynique et bouder son plaisir pour ne pas savourer ce discours de Barack Obama, qui avale toutes les techniques oratoires avec virtuosité ; calme son goût pour le lyrisme, pour se faire un peu plus précis, un peu plus concret ; rassemble tous les mots d'ordre et autres argumentaires entendus ces derniers jours (le patriotisme de John Kerry, les attaques contre McCaine de Joe Biden et autres, etc.) et parvient à leur donner plus d'ampleur, plus d'impact ; utilise l'anaphore dans ce qu'elle a de montée en puissance ; et retourne le recours à la touche de vécu, en allant chercher les anecdotes dans son propre parcours pour souligner sa motivation.
Il y a quelque chose de complètement aliéné à, à ce point-là, faire ce que l'on atend de vous et avec autant de talent, mais c'est aussi très beau.

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Published by claude pérès - dans En Ville (Politique)
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