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11 août 2007 6 11 /08 /août /2007 05:33
Il n’y a que ce qui est voué à paraître qui disparaît.

Arrêtez tout.

Je ne donne pas de conseil, je ne donne pas d’ordre, (ad)mettons que je donne du désordre.

Hamlet : - there's the respect That makes calamity of so long life.

Je n’avais pas compris que vivre, c’était être en deuil. En deuil de tout, y compris de sa propre mort.

Y compris de sa propre vie.

Ça ne doit pas être une raison pour se laisser abattre. De toutes façons, c’est la Raison qui abat, je veux dire qui nous mène à l’abattage.

Hamlet : - Thus conscience does make cowards of us all

Je ne dis pas qu’il faut aller à l’abattoir les yeux fermés non plus.

Je ne dis pas qu’on a qu’à chercher un peu de réconfort. N’importe quoi, un peu de réconfort. On ne fait pas une vie avec un peu de réconfort. Il faut déjà être complètement abattu pour n’avoir plus rien d’autre à faire que de chercher un peu de réconfort. Chercher un peu de réconfort, c’est s’abattre soi-même. Et puis merde le confort. C’est vraiment des trucs de bourgeois soumis.

Non mais quand même – STOP – arrêtez tout – STOP.

On dit « éclater » de rire.

Il n’y a que ce qui est voué à paraître, par exemple la raison, le Moi, la personne… le réconfort aussi tiens, qui disparaît, c’est-à-dire qui éclate, qui vole en éclat, de rire donc.

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Published by claude pérès - dans Poèmes
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commentaires

gildas 11/08/2007 23:18

J'aime ce texte. Beaucoup. :-)Je n'arrive pas à écrire. Du tout.Alors je t'appelle. Très vite.Bisous.Gildas.